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Casbah d'Oubli
l'exil des refugiés politiques espagnols en Algérie

( 1939-1962)
 
margot@at-chou.com
Miguel Martinez Lopez
( L'Harmattan)



Miguel Martinez Lopez


Au lecteur

bibliographie
Avril 2005
Miguel Martinez Lopez est né  à Valencia (Espagne) le 29 octobre 1931.
 En mars 1939, il débarque à Oran, alors département français. Il y connaîtra l'exil. Naturalisé, il deviendra enseignant.
 Au service de la coopération après 1962 dans l'Algérie indépendante, il rejoint, en 1965, son poste d'affectation dans la Sarthe et sera muté en1971 dans les Pyrénées orientales où il exercera jusqu'à  sa retraite.
Participe activement, au sein de diverses associations au travail de récupération de la mémoire de l'exil des réfugiés politiques espagnols en France.



Le thème de ce livre n'a jamais était abordé jusqu'à "Casbah d'Oubli"


Au lecteur

 Ce livre répond à une double exigence : celle de raconter mon propre exil en Algérie et, tout aussi pressante (s’agissant d’un exil parmi tant d’autres), celle d’y inclure l’exode et le vécu de milliers de réfugiés espagnols arrivés dans ce pays, alors colonie française, en mars 1939.

            Cependant, afin de ne pas surcharger le récit d’apostilles, au risque d’en briser le rythme, j’ai opté en pratique pour le découpage de l’ensemble, réservant une deuxième partie aux références historiques et à différents commentaires. Mais il s’agit bien d’un tout compact, un lien intime solidaire unissant mon histoire personnelle à celle de tous ces compagnons d’infortune que je me suis imposé comme le devoir de mémoire de sauver de l’oubli.

            On ne sera pas étonné de rencontrer tout au long de ces pages des réfugiés ayant appartenu pour l’essentiel au Mouvement Libertaire Espagnol (MLE), anarchistes, anarcho-syndicalistes, communistes libertaires, individualistes. Cela tient au fait que, militant de toujours à la CNT/FAI, mon père, en exil, continua évidemment à graviter autour de son organisation. J’ai très peu fréquenté de réfugiés inscrits à des partis politiques (républicains, socialistes, communistes) et donc ne me permettrai pas d’en parler.

Cependant, comme le laisse entendre le sous-titre, on découvrira des individualités autre que libertaires, qui racontent, ou expriment leur point de vue : Téofila Madronal, Antonio Martinez Nieto, Vicente Verdeguer, Vicente Llorens, Gerardo Bernabeu (franc-maçon militant du Grand Orient), ou le vice-président du conseil de Gouvernement de la IIIème république espagnole, le général Navarro.

Enfin, ultime mais essentielle remarque. J’ai tenu à souligner avec force une évidence : les réfugiés politiques espagnols en Algérie (globalement pour la plupart d’entre eux et totalement en ce qui concerne les libertaires) ont constitué dès leur arrivée une entité à part qu’on à intégrée à tort au moment de l’indépendance à la communauté pied-noir, de laquelle pourtant tout la séparait, le souci exclusif des réfugiés ayant consisté en effet à tout mettre en œuvre obstinément pour en finir avec le franquisme et pouvoir retourner librement en Espagne.

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Miguel Martinez Lopez
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